
« Tirons la langue –
ou de Rabelais au Rap »
C’est un hommage au langage – matière, à tous ces poètes qui, de Rabelais à Michaux et son Grand Combat et jusqu’à Julien Blaine, ont mis en fusion la matière sonore des mots. Babil amoureux, babil enfantin, recours à l’argot, harmonie imitative, onomatopées, rêveries délirantes de Brisset sur l’origine du langage, mots-valises, calembours et contrepets, transe verbale d’Artaud et glossolalie des Gnostiques, « écrit parler » de Zazie, allitérations et assonances : on entre dans l’univers du langage-rythme, du langage-pulsation et l’on découvre dans l’écriture des voix, entre l’écrit et le cri, la cohorte des irréguliers du langage, d’Artaud à Isidore Isou, de Max Jacob à Kurt Schwitters, de Céline à Verheggen, de Michel Leiris à Dotremont, de Queneau à Novarina, …
Il peut même arriver que rôdent entre les lignes les voix de Trenet ou de Gainsbourg. Une voix royale de la poésie, occultée par les histoires de la littérature, déformées par leur acquiescement sans réflexion au legs de quelques siècles de lecture muette sans comprendre qu’ils aboutissent peut-être aujourd’hui au spectre physique d’une nouvelle société « illettrée ».
Mise en scène : X…
Interprétation : X… Y… (chant), (piano et chant), X… et X…
Arrangements et créations musicales originales : X…
Lumière et Son : A…
Tout Public ?
Durée : ?h?
Création ?
